Pour le plein emploi :
le Salaire minimum socialisé (SMS)



"Contre le chômage, on a tout essayé", déclarait François Mitterrand en 1994.

Ce site présente une solution élaborée par Benoît Borrits, le Salaire minimum socialisé (SMS),
qui prend le contrepied de cette affirmation en permettant de résorber le chômage en quelques mois.


Crédit photo : Corina Ardeleanu

Le plein emploi est possible et n’est qu’une affaire de volonté politique : il faut instaurer le Salaire minimum socialisé (SMS) !

Le SMS permet :

que toute personne qui souhaite un emploi puisse avoir un large choix ;

– que toute personne, indépendante ou salariée, ait la garantie d’un revenu supérieur au Smic.


COMMENT ÇA FONCTIONNE ?

Il faut créer un nouveau régime de sécurité sociale auquel toutes les entreprises participeront.

D’après un calcul, il faut prélever 54 % de la valeur produite par l’économie pour payer le Smic actuel à 1229 euros net à toute personne en emploi.

Ce régime va donc prélever 54 % de la valeur de la production de chaque entreprise (société, association ou indépendant) et leur redistribuer immédiatement un Smic pour chaque personne employée.

Les entreprises auront ainsi toujours l’argent pour payer au moins le Smic à toute personne employée. Donc, si une entreprise embauche au Smic, elle sait qu’elle va automatiquement toucher ce montant pour rémunérer son salarié et que les 46% qui ne lui auront pas été prélevés lui permettront de payer la partie du salaire supérieure au SMIC, le reste formant son profit.

EN QUOI CELA GARANTIT-IL LE PLEIN EMPLOI ?

Les entreprises n’ayant ainsi aucun risque à embaucher, au moins au Smic, pourront proposer des millions d’emplois supplémentaires.

Comme les individus auront, de ce fait, en face d’eux un large choix d’emplois, les entreprises devront rivaliser entre elles pour pouvoir embaucher et devront proposer largement mieux que le Smic.

De même, il sera possible d’avoir une activité indépendante avec un revenu égal au Smic plus 46 % de la valeur réalisée.

Avant cette mesure, le pire qui pouvait arriver à un individu était le chômage ou un travail indépendant qui rapporte une misère. Avec la mise en place du SMS, le pire sera d’avoir un emploi au Smic, pire largement préférable à la précarité et l’exclusion que nous connaissons aujourd’hui.

Reconnaissance de l’individu

Ce que fait le SMS, c’est réserver une partie de la richesse créée (54 %) pour garantir un salaire minimum à chaque personne qui participe à la production. La répartition du reste (46%) se ferait par le jeu habituel de l’économie de marché (notamment la loi de l’offre et de la demande pour la fixation du salaire et des prix).

Cette affectation systématique de 54% de la richesse à l’assurance du minimum d’un Smic pour chacun serait la reconnaissance du fait que la valeur d’une personne ne peut pas se réduire à la valeur marchande de ce qu’elle produit dans le cadre de son travail.

Pour la transition écologique

La transition écologique entraînera de nombreuses créations d’emplois et la suppression de beaucoup d’autres (liés à l’obsolescence programmée ou à la production de produits polluants). Le solde des emplois sera fonction des décisions politiques prises.

Le SMS permet d’atteindre le plein emploi et d’offrir un large choix d’emplois sans avoir besoin de recourir à la croissance du PIB. Les salariés n’auront plus peur de perdre un emploi dans un secteur polluant sachant qu’ils en retrouveront un autre plus en phase avec leurs aspirations.

Un outil de débat démocratique sur la socialisation du revenu

On pourrait considérer que certains profiteront de la garantie du salaire minimum à 100 % en se contentant de celui-ci sans produire réellement. Pour répondre à cette objection, il est possible de ne garantir qu’une partie (50 %, 75 %… ) du salaire minimum, auquel cas l’effet sur l’emploi et la variété des postes proposés diminuera. D’autres voudront, au contraire, rendre cette garantie inconditionnelle en l’attribuant directement à l’individu dans une logique de revenu universel.

Le SMS est un mécanisme de socialisation du revenu dans lequel, niveau de garantie et conditionnalité résulteront de choix démocratiquement exprimés.

QUESTIONS ET OBJECTIONS
POUR ALLER PLUS LOIN

Qui suis-je ?

Je m’appelle Benoît Borrits.
J’ai eu la chance de créer et de développer Esker, une société d’informatique que j’ai quittée alors qu’elle employait 310 personnes.
Une expérience de la réalité des entreprises qui m’a inspiré un constat clair : la croissance que notre société a connue jusqu’ici est fondamentalement remise en cause par deux périls, le réchauffement climatique et l’épuisement des ressources. Ces périls sont depuis plusieurs décennies sources de tensions économiques et sociales.
À partir des années 2010, je me suis initié au journalisme économique. J’ai eu ainsi l’occasion de m’immerger dans de nombreux sujets, et me suis intéressé tout particulièrement aux reprises d’entreprises par les salarié.e.s.
Dans cet esprit, j’ai écrit mon premier livre « Coopératives contre capitalisme », publié aux Éditions Syllepse en 2015, qui relate les nombreuses reprises d’entreprises par les salarié.e.s qui ont pu voir le jour à partir de 2010 et les replace dans le contexte politique et économique de l’époque.
En 2017, dans « Travailler autrement, les coopératives », co-écrit avec Aurélien Singer, publié aux Éditions du Détour, j’ai souhaité replacer ces reprises d’entreprises par les salariés dans le temps long en défendant la place essentielle que devrait avoir la démocratie au travail dans le monde coopératif.
J’ai prolongé cette réflexion avec « Au-delà de la propriété, Pour une économie des communs », publié aux Éditions La Découverte en 2018, pour envisager une démocratie pleine et entière dans le champ économique, démocratie rendue possible par le dépassement de la propriété productive.
Aujourd’hui et plus que jamais, il ne peut y avoir de solution à la fin du monde sans résoudre la question sociale des fins de mois. Je porte donc au débat public la question de la justice sociale sous la forme du Salaire minimum socialisé (SMS), qui porte en lui les termes d’un nouveau contrat social.
Le SMS pose en principe que toute personne est utile à la société, que la rémunération de chaque personne ne peut être exclusivement le reflet de la valeur ajoutée produite. Il est donc constitutif de plus d’égalité dans nos sociétés.
Dans un contexte où le péril climatique nous condamne de gré ou de force à la décroissance, le SMS permet d’assurer le plein emploi sans recourir à la croissance. Quelles que soient les décisions qui devront être prises pour reconvertir nos économies vers des modèles écologiques, celles-ci ne seront socialement acceptées que si, et seulement si, les personnes qui verront leur travail remis en cause seront assurées de ne pas être demain exclues de cette société.

Me contacter

Si vous avez une question sur cette mesure, n’hésitez pas à me contacter.

Cette mesure n’aura de sens que si elle est portée par des partis politiques, associations ou syndicats. Si vous souhaitez participer à sa popularisation, merci de me laisser vos coordonnées.

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