Comme le SMS est conditionné à la production de valeur ajoutée, cela signifie-t-il que celles et ceux qui sont sans emploi, ne toucheront pas le Salaire minimum ?

Dans le contexte actuel, on peut déjà toucher des revenus lorsque l’on n’est pas en poste. C’est le cas évidemment des retraités qui touchent une pension, mais aussi des salariés malades ou en accidents du travail ou temporairement sans emploi.

Le SMS est largement compatible avec les dispositifs existants que l’on peut améliorer et, bien sûr, avec de nouveaux dispositifs dont nous pourrions débattre. La question du handicap, par exemple, mériterait d’être revue. Les personnes handicapées qui ne peuvent pas travailler ne devraient pas être exclues du bénéfice du salaire minimum et l’allocation handicapée pourrait leur permettre de bénéficier d’une rémunération moyenne. Pour les handicapés qui peuvent accéder à l’emploi, on pourrait bonifier les salaires et revenus qu’ils pourraient obtenir afin de compenser l’inégalité de sort. Il pourrait aussi être possible de mettre en place un salaire étudiant. Enfin, pourquoi ne pas penser instaurer des droits à des années sabbatiques qui, si elles ne sont pas prises, permettraient de partir à la retraite en avance ?

On le voit, les possibilités sont immenses et le SMS n’est en aucun cas un frein à ces dispositifs complémentaires.