Flux de trésorerie d’activité

Nous définirons les Flux de trésorerie d’activité (FTA) d’une entreprise comme étant les encaissements de vente, de subventions et de financement par emprunts[1]Sont donc directement exclus de ces FTA, les financements en capital. diminué des décaissements pour payer des achats, les intérêts et remboursements d’emprunts ainsi que les différents impôts et taxes[2]La différence entre les flux entrants et sortants que nous venons détailler permettent donc de payer les salaires et les dividendes. Conformément aux principes de la comptabilité nationale, les … Continue reading :

Les FTA sont donc équivalents aux Flux de trésorerie libres (Free cash flows) de l’entreprise augmentés de la masse salariale (salaires plus cotisations sociales).

Il existe une relation très forte entre la valeur ajoutée et les FTA. Si le constructeur automobile (que nous évoquons dans la définition de la valeur ajoutée) a produit de nombreuses voitures qu’il n’a pas encore vendues et encaissées, celles si seront comptabilisées dans la valeur ajoutée mais comme elles n’ont pas été vendues, il ne dispose pas encore des espèces monétaires correspondantes, ce qui n’augmente pas les FTA. À l’inverse, si le constructeur a fait l’acquisition d’une chaîne de production ou de nombreux composants qu’il n’a pas financés par emprunt, ces dépenses vont affecter ses FTA (et non sa valeur ajoutée) puisque la production correspondante n’a pas encore eu lieu. Par contre, il faudra demain comptabiliser ces achats et usures d’équipements dans la valeur ajoutée.

La valeur ajoutée et les FTA sont donc deux données qui, sur le long terme, sont équivalentes. On peut considérer que la valeur ajoutée est une anticipation comptable des FTA futurs. La valeur ajoutée s’évalue et on peut donc se tromper sur celle-ci, par exemple si les voitures ne se vendent pas ou à un prix inférieur à ce qui était estimé. De même, une chaîne de production dont on prévoyait une utilisation pour 10 ans et qui s’est avérée obsolète au bout de 5 ans signifie que l’on a surévalué les valeurs ajoutées précédentes dans la mesure où il aurait fallu comptabiliser en coûts une usure d’équipement plus importante. Par contre, les FTA ne mentent jamais parce qu’il s’agit d’une simple soustraction entre des encaissements sur compte bancaire et des décaissements. Si une entreprise était capable de financer par emprunt tout ce qu’elle possède au bilan (ses composants, ses chaînes de production, ses stocks de voitures en attente de vente), ce qui signifie qu’elle arrive à convaincre une tierce partie de la réalité de ce bilan, nous aurions alors une parfaite égalité entre la valeur ajoutée et les FTA. Pour le dire autrement, ceci signifierait que les acteurs de l’entreprise, principalement les travailleur.ses pourraient se payer immédiatement la valeur de leur production.

1 Sont donc directement exclus de ces FTA, les financements en capital.
2 La différence entre les flux entrants et sortants que nous venons détailler permettent donc de payer les salaires et les dividendes. Conformément aux principes de la comptabilité nationale, les cotisations sociales sont considérées comme du salaire et ne sont donc pas déductibles en tant que flux sortants.