Prendre en compte l’apport de l’individu à la société au-delà de la valeur ajoutée qu’il produit

Il est non seulement difficile de déterminer exactement ce que le mot « travail » recouvre ainsi que le distinguo à opérer avec le mot « activité ».

De prime abord, on pourrait considérer que si tout travail est une activité, l’inverse – toute activité est un travail – n’est pas vrai. Pourtant, ceci est loin d’être simple.

Par exemple, lorsque l’on pratique du sport pour soi, il s’agit indiscutablement d’une activité. Si on n’est pas sportif professionnel, il est difficile de prétendre qu’il s’agisse d’un travail. Et pourtant, en pratiquant du sport de façon raisonnable, sans se blesser, on contribue à sa propre santé, ce qui signifie à la fois une charge moindre pour les services de santé et aussi, une meilleure disposition mentale de soi qui rejaillira sans doute sur la qualité de son propre travail.

Alors qu’une activité est jugée utile ou inutile, voire nuisible pour la société, le travail a tendance à toujours être considéré comme positif car contribuant à l’augmentation du PIB. Là encore, les faits démentent une telle assertion : certains travaux peuvent très bien avoir un impact terrible sur l’environnement ou s’avérer nocifs pour les relations sociales.

On comprend donc que limiter le champ du travail à la réalisation de valeur ajoutée est profondément réducteur.

Il est donc normal qu’une partie de la rémunération soit totalement déconnectée de la valeur ajoutée que l’on produit. La socialisation du salaire minimum est l’outil qui permet cette déconnexion en attribuant d’office à chaque personne qui participe à la production de valeur ajoutée une somme forfaitaire qui est le salaire minimum.