Quelle mesure de la richesse produite ?

Une notion essentielle à la mise en place de la Mutualisation partielle des revenus d’activité est la richesse produite qui doit être prélevée.

La richesse produite est mesurée habituellement par la valeur ajoutée. La valeur ajoutée est, comme son nom l’indique, la valeur que les travailleurs ont « ajouté » aux achats de l’entreprise destinés à rentrer dans le processus de production : c’est la mesure de la valeur que les travailleurs ont donc réalisée.

Cependant, l’assiette de prélèvement qui est utilisée pour la Mutualisation n’est pas la valeur ajoutée mais une notion très proche, les Flux de trésorerie d’activité (FTA), et ce, pour une raison simple : pour payer des revenus monétaires, ce qui compte n’est pas une estimation de la richesse produite (ce qu’est la valeur ajoutée) mais la trésorerie disponible dans les entreprises[1]Par ailleurs, la valeur ajoutée est une notion comptable qu’il est difficile d’évaluer mensuellement..

Pour faire court, les FTA sont les encaissements de l’entreprise moins ses sorties d’argent, attendu que les salaires, cotisations sociales[2]Conformément aux principes de la comptabilité nationale, les cotisations sociales sont considérées comme du salaire et ne sont donc pas déductibles en tant que flux sortants. ou dividendes ne sont pas considérés en sortie d’argent puisqu’ils rémunèrent les travailleurs et propriétaires :

1 Par ailleurs, la valeur ajoutée est une notion comptable qu’il est difficile d’évaluer mensuellement.
2 Conformément aux principes de la comptabilité nationale, les cotisations sociales sont considérées comme du salaire et ne sont donc pas déductibles en tant que flux sortants.