Une aide à l’investissement

Le fait de prendre comme base de prélèvement, non pas la valeur ajoutée (difficilement évaluable mensuellement) mais les Flux de trésorerie d’activité (FTA) nous offre un avantage supplémentaire : il permet de mutualiser les investissements autofinancés par les entreprises à la hauteur du prélèvement.

Supposons en effet qu’une entreprise A vende un bien de 1000 euros à une entreprise B. L’entreprise A va donc encaisser 1000 euros de la part de l’entreprise B. Pour l’entreprise A, ces 1000 euros vont donc être un flux de trésorerie positif qui sera donc ponctionné par le SMS à hauteur de 54%, donc 540 euros. Ceci signifie que l’entreprise A ne recevra au final que 460 euros de sa vente.

Pour payer l’entreprise A, l’entreprise B s’est dessaisie de 1000 euros qui sont donc pris en compte comme flux négatif de trésorerie et réduiront donc son prélèvement de 540 euros. Ceci signifie donc que ce bien n’aura coûté que 460 euros à l’entreprise B :

Ceci s’applique bien entendu à tout bien échangé entre deux entreprises, qu’il s’agisse d’un composant entrant quasi immédiatement dans le processus de production – et dont l’entreprise retrouvera rapidement un retour de trésorerie grâce aux ventes – ou d’un équipement qui sera utilisé sur de nombreuses années, ce que l’on classe généralement comme investissement. On voit donc que, dans ces deux cas, le SMS assure de facto un financement partiel de tout bien à la hauteur du prélèvement.

À noter que si ce bien est par ailleurs financé par un emprunt bancaire, le financement obtenu sera comptabilisé en flux entrant, ce qui annule d’office le financement par SMS[1]Dans le sens inverse, les remboursements – principal comme intérêts – seront comptabilisés comme flux négatifs qui s’impacteront au moment où l’entreprise encaissera des ventes qui … Continue reading. Ceci signifie que le SMS est un outil de financement des seuls biens autofinancés par l’entreprise. Le SMS réalise de facto une mutualisation des fonds propres non liquides des entreprises à hauteur de 54 %.

1 Dans le sens inverse, les remboursements – principal comme intérêts – seront comptabilisés comme flux négatifs qui s’impacteront au moment où l’entreprise encaissera des ventes qui intègrent l’usure (amortissement) de ce bien acheté.