Une réduction des inégalités agissant à la fois sur les revenus et l’emploi

Lorsque l’on parle de réduction des inégalités, la solution qui vient immédiatement à l’esprit est l’impôt progressif sur les revenus. Cet impôt agit a posteriori sur la formation des revenus : les revenus se forment dans la sphère marchande et une partie est ensuite reprise par l’impôt, ce qui suscite d’éternels débats sur le caractère juste ou injuste de l’impôt.

Par ailleurs, la réduction des inégalités ne doit pas se limiter à la question des revenus mais doit aussi prendre en compte la place de chacun dans la société. De ce point de vue, tout le monde doit avoir droit à un emploi, à participer pleinement à l’activité productive. Or la redistribution via les aides permises par l’impôt sur le revenu n’offre pas autre chose que des revenus de subsistance ou dans le meilleur des cas, des emplois publics payés au salaire minimum comme le préconise la proposition d’« État employeur en dernier ressort ».

La Mutualisation partielle des revenus d’activité procède différemment en agissant à la source de la création de richesse. Il reconnaît à chaque individu participant à la production une rémunération dont une partie est unique pour toutes et tous et qui est donc indépendante de la valeur ajoutée créée. Ce mécanisme permet à toutes et à tous d’accéder à l’emploi. Il s’agit donc d’un outil qui réalise une réduction massive des inégalités, tant en revenu monétaire que vis-à-vis de l’emploi.

Cette réduction des inégalités s’opère à la source, par une redistribution entre les entreprises, et avant la distribution des revenus aux individus, consacrant ainsi une égalité de statut entre les travailleurs.